Encyclopedie de la lose

La lose en images  (Encyclopedie de la lose) posté le dimanche 06 septembre 2009 14:49

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Dis Maman, tu me payes une pute ?  (Encyclopedie de la lose) posté le mercredi 18 mars 2009 19:42

 Dans cet article de la presse gratuite britannique, une mère se plaint de ce que son fils atteint du syndrome de Down (trisomie 21) n'arrive pas à coucher avec des filles. En lisant ca, une pensée se fait jour dans mon esprit logique et intrépide: pourquoi ne pas en faire autant pour les losers ? Que chaque loser confie à sa maman le soin de contacter la presse à grand tirage pour expliquer dans quelle détresse il se trouve et à cette occasion lancer un appel aux bonnes volontés. Et en cas d'échec, qu'elle soit tout de même là pour lui offrir une sortie à la maison close.

 En Norvège, on serait mieux lotis.

vn

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De bien belles Victoires de la Musique.  (Encyclopedie de la lose) posté le dimanche 01 mars 2009 00:48

 

          Vraiment, cette cérémonie, il aurait été dommage de la rater. Quand je pense que si je n'étais pas resté à Lons dans la plus totale solitude amicale, je serais à coup sûr passé à côté... J'en ai froid dans le dos. Enfin bref, cela m'aura permis, entre autres choses, de découvrir un jeune homme au physique que l'on pourrait qualifier de dégingandé, avec un joli catogan pas du tout années 80, une mise en scène des plus audacieuses (sa silhouette à travers les fumigènes jouant un solo de gratte distordue en intro qui avait moins à voir avec le reste de son morceau qu'avec un boeuf de Slash bourré lors de son douzième anniversaire), un visage somme toute assez peu grâcieux mais duquel émanait la plus grande gentillesse, pardon, naïveté béate, le tout caché derrière un pseudo absolument pas ringard : Pep's (une astuce avec les premières lettres de son nom de famille en réalité, pas con).
           Il nous a chanté son tube, Liberta, et j'ai tellement aimé les paroles que je vous en ai copié un petit bout :

"Pour arriver enfin à ces rêves d'enfants
Qui n'ont pas de limites comme on a maintenant
J'ai vu des dauphins nager dans un ciel de coton
Où des fleurs volaient caressant l'horizon
J'ai vu des arbres pousser remplaçant les gratte-ciels
J'ai vu au fond de l'eau une nuée d'hirondelles"

          Beaucoup de charisme et un imaginaire sans limites au service de la seule valeur qui compte, la liberté. L'exemple est à suivre.

          Pour le reste, du grand classique mais sans rien omettre de tout ce que l'on adore : Cali a été fabuleux de ridicule démagogique ; Saez ne sait plus s'il se prend pour Noir Désir ou Kurt Cobain ; un message expliquait que Mademoiselle K, alors enfant, avait reçu de ses parents une raquette de tennis et qu'elle y avait spontanément ajouté une corde pour en jouer comme d'une guitare, ce qui prouve bien que la musique c'est sérieux, qu'on y est prédestiné ou non et qu'il faut commencer tout petit ;  Sefyu a invité toute sa cité sur scène et a fait tout ce qu'il a pu pour rendre l'intégralité de ses paroles inaudibles ; Camille a fait croire que c'est comme si qu'en fait elle était un peu bête mais que ça doit être à cause de l'émotion tu comprends parce qu'elle ne s'y attendait pas du tout mais que quand même ça lui fait rudement plaisir hein alors c'est pour ça qu'elle a préféré enlever ses bottes à mi parcours avant de rejoindre la scène ;  Zaho était nominée pour le clip de "C'est chelou" ; Arthur H a joué son dernier tube accompagné d'un super comique français, Cartouche, qui était grimé en Barack Obama ; Bashung était tout maigre et les BB brunes tout jeunes.


          Quant à moi, j'ai passé une belle soirée et je vais pouvoir pleurer en paix, cette nuit, dans mon lit bien trop petit pour deux de toutes façons.

 

                                                                                                             Maxime aka Infuseur

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Enfile indienne  (Encyclopedie de la lose) posté le dimanche 16 novembre 2008 09:52

(attention : article sans accents...)

On partait optimistes, notre petit tableau chatoyant dans la tete. Boule a neige sans flocon ou se resseraient le Taj Mahal, quelques temples, des gahts, des sages, des vaches sacrees, un marche aux epices, des bus bondes, quelques routards egares trainant vers un ashram.

Je ne sais pas ce que racontait Pasolini dans "l'odeur de l'Inde", mais effectivement c'est un element essentiel. L'air est tellement pollue qu'en 8 jours de beau temps, on n'a pas encore vu un coin de ciel bleu. Les subtiles fragrances qui se disputent notre odorat vont du gaz d'echappement souffre a la chair en decomposition en passant par les rejets industriels toxiques...  En terme de diagnostic vital, j'ai du perdre 5 ans d'esperance de vie en 1 semaine dans le "triangle d'or". J'opere benevolement une fonction chlorophylienne. Filtre a carbonne sur pattes.

Autre petit desagrement : j'aurais beau me vetir autochtone, me coller une moustache a frisette et un turban sur le caillou, avec mon allure d'ostrogoth je ferais toujours tache dans le paysage... Du coup j'ai l'impression de me ballader avec un panneau marque $$$ sur la tete. Les abordages sont perpetuels, tous les 5 metres environ. Meme si on a deja rembarre 8 personnes, ca continue, avec la meme regularite idiote qu'une mouche essayant de passer a travers une vitre.  Ca ne facilite pas les echanges.

Tout ca passerait encore si en contrepartie on voyait du magnifique, du grandiose. Mais non. On est senses suivre un periple "best of" Uttar Pradesh - Rajasthan et ca fait autant rever que les tours de passe passe du Plus grand cabaret du monde.
Ce n'est pas faute d'aimer les vieilles pierres, mais il faut qu'elles vibrent un peu d'une histoire, d'un vecu. Ou que l'architecture prenne le pas sur le sens. 
Le Taj Mahal, OK. Bien qu'on puisse faire une croix sur le fait de l'admirer au soleil levant, quand les rayons changeants des couleurs de l'aube viennent se caresser le marbre immacule. Parce que le marbre a jauni. Parceque le soleil ne perce plus jusqu'au monument. Liquefie, dillue dans les fumes de la ville.
Pour le reste : Palais vides, citadelles vides, delabrees. Architecture repetitive (motifs floraux et voutes orientales. Une idee declinee a l'infini). Historiquement : des places fortes ou harems pour empereur d'un jour qui s'est fait botter le cul par un enerve local ou un anglais. Ce dernier generalement abandonne les lieux. Point.

Du sacre alors !
Les temples. Les ghats. On envoie des fleurs dans l'eau, on enleve ses sandales, on embrasse les pierres et c'est l'amour universel.
Difficile de ressentir un flux du sacre, meme dans les moments de ferveur intense. J'ai quand meme assiste a la parade en l'honneur de l'anniversaire d'un Jesus Christ local, qui en plus tombait un jour de pleine lune (ce qui over-sacre le moment...).
A Pushkar, lieu saint, ghats surpeuples. Des dizaines de millier de personnes sont venues faire trempette devant le temple de Brahma. J'ai juste vu une foule avancer au son de megaphones satures hurlant des prieres, des pretres essayant de nous expliquer que le respect de la culturte locale passait par le don d'argent., des difformes informes mutiles qu'on a pose la dans les rues (ou alors ils marchent sur la langue), pour recuperer les roupies de la pitie. Je crois qu'il y avait plus de spiritualite a Woodstock, quand les gens etaient guides par une reve que dans ces grands messes regulieres, finalement plates comme un dimanche apres midi a Coutances. Pas de saints. Des hommes. Trop. Grouillance ecoeurante (ca d'accord, c'est propre a tout grand rassemblement. Juste pas de miracle ici.).

Le jeu n'en vaut pas la chandelle.

Les grands voyageurs me diront surement que je me gourre, que je ne vais pas aux bons endroits, que je n'ai pas vu les bonnes choses. Que je n'ai pas assez d'imagination ou de sensibilite pour percevoir les magnificiences de cette civilisation... Peut etre.

En attendant je vais rentrer a l'hotel, prendre mon i-pod et ecouter Sexy Sadie.

 

Nico - Lose trotter

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Vicky Cristina Barcelona  (Encyclopedie de la lose) posté le mercredi 15 octobre 2008 01:40

 

 

Si l'utilisation de l'ellipse peut ajouter de l'intensité à une histoire en sautant des passages faibles, Woody pousse le vice dans son dernier opus jusqu'à utiliser une voix off dont on sait dès la première phrase qu'elle va nous voler l'essentiel : voir apparaître, derrière l'action, le caractère des personnages.

Là, on entre direct dans le film avec un petit topo sur les 2 héroïnes.

Du coup, pas de place pour l'enracinement ou la solidité d'un rapport, d'une idée, d'une manière d'être. Les apparitions et les actions s'enchaînent comme s'il était nécessaire d'aller tout de suite à l'essentiel : l'amour, la séduction, la haine, le doute, la tromperie... Et cet étalage nous laisse froid.

C'est un sentiment de superficialité qui affleure à chaque scène, devant des situations que l'on n'a pas vu mûrir. Les acteurs incarnent -avec talent- la fiche profil de leur personnage et évoluent au fil des situations, mais malgré leurs défauts, charmes et névroses, on ne s'y attache pas.

Les articulation entre les scènes sont des mini-clips minables (balade à vélo d'actrices qui manifestement ne savent pas en faire, vues de Barcelone, etc.) doublés de la voix off qui nous donne les éléments manquant pour comprendre la suite. C'est digne d'un pauvre film de boule dans lequel le réalisateur essaierait de créer un semblant d'histoire entre les figures imposées.

Pour abonder dans ce sens du ratage, Barcelone, et Oviedo, semblent vues par le prisme d'un mauvais guide du routard. Gaudi, Sagrada Familia, guitare flamenco, Miro... Et les personnages sont eux même une série de clichés :
Espagnol = sang chaud = fougueux = romantique = aventure...
Américain = tête sur les épaules = libre entreprise = pognon = ennui...

On espère un instant qu'un peu d'ironie va s'inviter dans le film, notamment lors d'une des nombreuses scènes de dîner.
C'est un tête à tête entre Vicky et Juan-Antonio :
A la question de l'hidalgo : comment en es-tu venue à te passionner pour l'Espagne ? la réponse de la séduisante universitaire est la suivante : je suis tombée amoureuse à 14 ans de l'oeuvre de Gaudi... puis de la culture espagnole... Juan antonio de poursuivre : et de la guitare ?
On a espéré une seconde qu'il s'agissait d'une vanne lancée à celle qui enfonçait tranquilou depuis le début du film, à petites foulées, une longue série de portes ouvertes. Que nenni ! C'était une intrusion dans sa mignone petite âme : il touchait là son point G intellectuel. Preuve en est qu'il poursuit en l'emmenant à un petit récital de guitare sauce catalane (histoire de se regarder pleurer tellement qu'on est sensibles) puis enchaîne avec une recherche de son autre point G, dans le jardin, sous le halo tiède d'un clair de lune estival... Si ça c'est pas digne d'un bon nanard du dimanche soir sur M6, je rends ma carte du fan club de Culture Pub...

Le point culminant de cette loserie plus qu'agréable à regarder est la fameuse scène de baiser entre Penelope Cruz et Scarlett Johanson. Séparément, elles ont déjà un coefficient bandulatoire indécent pour le commun des mortelles, alors ensemble, ça devait devenir Hiroshima dans les calbuts... (un titre de San-Antonio ?) Et bien non... L'intensité sexuelle était aussi forte que lors d'un communiqué de Line Renaud pour le sidaction.

En panne Woody ? Ou peut être que le vieux clarinettiste s'est chopé un virus pince sans rire lors de ses ballades anglaises... cette fameuse scène de baiser entre les 2 stars du films -qui arrive comme un cheveu sur la soupe- dans une chambre noire, au milieu de dizaines de clichés photographiques... Un cliché au milieu des clichés, j'ai du mal à croire à un acte manqué. Et toutes ces énormités inexploitées, ça laisse penser qu'il a été nous caser l'ironie encore un étage au dessus.

A vouloir se concentrer sur les noeuds dramatiques, il semble oublier que, sans épaisseur, ces personnages sont condamnés à errer dans une série de tableaux convenus. Mais il nous offre finalement une clé de lecture, dans la dernière scène...balancée comme ça, par la voix off :
Tout ceci (le film) n'est qu'une passade, une parenthèse dans la vie des héroïnes, qui reprendra son cours au départ de Barcelone.

Et que garde-t-on -que vit-on- lors d'un voyage, sinon une série d'images et de sensations sans recul, sans subtilité? Le monde nouveau nous saute au visage et c'est seulement après quelques semaines que la rationalité repointe le bout de son nez, après s'être laissé aller à tout goûter (exactement ce que vit Cristina...)

Ce qui rend impossible l'adhésion du spectateur, c'est qu'il n'est pas de l'aventure. Et même si le film avait été tourné en caméra subjective, le résultat aurait été le même. Il filme des personnages ressentant des choses impossibles à partager : ils sont complètement ouverts. Et cet état justifié par le voyage chez les héroïnes est justifié par l'état d'artiste chez Cruz & Bardem. 
Ce que vivent ces touristes a pour nous la même fadeur que des photos de vacances montrées à un inconnu, quelle que soit la force du vécu illustré.

De l'extérieur, les moments les plus forts du vécu apparaissent ridicules, incompréhensibles par excès d'évidence, naïfs, adolescents... Clichés.

C'est en cela que son ratage touche au but.

Et le fait qu'il n'ai pas usé d'ironie malgré le fourmillement de situations le permettant a tendance à me faire croire en sa lucidité sur ce point.

Ce n'était juste pas la peine d'en rajouter.

Jr

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