Pour ceux qui le souhaitent, nous venons d'ouvrir un site contre l'humour, contre le second degré et contre Objectif Lose, reprenant ainsi la démarche de Van Gogh qui se coupa l'oreille pour pouvoir plus aisément la peindre.
Vincent
On fait aussi des trucs en vrai
Pour ceux qui le souhaitent, nous venons d'ouvrir un site contre l'humour, contre le second degré et contre Objectif Lose, reprenant ainsi la démarche de Van Gogh qui se coupa l'oreille pour pouvoir plus aisément la peindre.
Vincent
9ème arrondissement, Paris
Le jeune Simone, aux anges, avec Vincent, chef de l’association
Sacs cabas gonflés de nourriture, sacs plastiques remplis de boissons, gobelets et assiettes en cartons….. Sans oublier la tenue de soirée, toujours de rigueur pour les grandes occasions. L’association « prends-moi dans tes bras » a mis les petits plats dans les grands, samedi dernier, à l’occasion de sa fête annuelle.
Il faut remonter en 2004 pour voir la naissance d’un petit groupe de jeunes éducateurs spécialisés, qui, très vite, vont unir leurs forces pour monter leur propre association. Avec la volonté de rendre heureux comme nerf de la guerre. Vincent, le leader : « Chaque matin, je vois le visage de ces enfants malades. Je les vois parfois dans mes nuits….Leur image se reflète dans mon lait froid au petit déj’. L’idée de laisser un de ses braves gamins au bord de la route me rend ouf. » C’est avec une énergie débordante que cette association se lance alors dans l’organisation de soirées et de spectacles pour petits et grands.
Cette année pourtant, la fête annuelle avait un léger goût amer : celui de la disparition de Horst Happert alias Stephan Derrick. Mais les hostilités se sont déroulées dans la bonne humeur. Tout le monde a vécu une grande soirée, où le partage et le bonheur n’ont fait que se côtoyer….Jusqu’à 1h du matin au moins !
Petit veinard, le jeune Simone, lourdement handicapé, était sous le feu des projecteurs : il était en effet de la partie, et avait été bien placé à table. Anne, une éducatrice : « On connaissait sa passion pour Derrick et pour la fête. Ce gosse a besoin de réconfort et d’être entouré. On lui a parlé. Il s’est senti vivre. » Le sourire et la fierté d’un travail bien accompli se lisait sur visages des éducateurs. Ce qui ne les empêche pas de rester humbles. En effet, pour Jean-Baptiste, les éducateurs n’y sont que pour très peu dans tout ce bonheur donné : « Ils sont naturellement heureux. Simone, les autres de son âge…..On ne leur apporte pas tant ! Ils rigolent sans nous, on ne les pousse pas à s’amuser. Quelque part, ils ont leurs propres clés du bonheur, et nous ne sommes que les serrures ».
Reste donc à tirer un grand coup de chapeau et une longue vie à « prends-moi dans tes bras ». Vivement l’année prochaine !
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